Noam Yaron interrompt sa traversée à la nage entre la Corse et Monaco après plusieurs jours d’effort

Le nageur d’ultra-endurance vaudois Noam Yaron a dû mettre un terme à sa tentative de relier la Corse à Monaco à la nage. Parti de Calvi lundi matin, il visait un record de la plus longue traversée en eau libre avec combinaison, mais ses forces déclinantes l’ont contraint à l’abandon peu avant l’arrivée.
Un projet sportif et écologique ambitieux
Le Morgien s’était élancé à l’aube avec pour objectif de parcourir les quelque 180 kilomètres séparant Calvi de la Principauté. Un défi qu’il avait déjà tenté en août 2024, mais interrompu après un peu plus de 100 kilomètres en raison de conditions météorologiques défavorables.
Cette nouvelle tentative s’inscrivait également dans son engagement en faveur de la protection des milieux marins. Connu pour son positionnement d’« éco-sportif », Noam Yaron associe ses performances d’endurance à un message de sensibilisation sur la préservation des océans et de la biodiversité.
Une traversée suivie par son équipe médicale et technique
Tout au long de son effort, il a été accompagné par son équipe, chargée de son ravitaillement au moyen d’une bouée. Pour récupérer, il explique avoir eu recours à des techniques d’hypnose lui permettant de réaliser des pauses immobiles directement dans l’eau.
Son arrivée, initialement prévue entre jeudi et vendredi, a été reportée à plusieurs reprises, son état de fatigue s’accentuant au fil des heures. Finalement, il a été pris en charge par des professionnels de santé.
Un suivi médical après l’abandon
Charlotte Fighera, responsable communication et sécurité lors de l’expédition, a indiqué samedi sur les ondes de Forum que le nageur se trouvait toujours à l’hôpital et devait rester sous observation quelques jours après ce qu’elle qualifie d’effort « surhumain ».
Un message en faveur de la protection des océans
L’équipe du nageur rappelle également l’objectif environnemental lié à cette aventure sportive. Selon Charlotte Fighera, Noam Yaron souhaite mettre en avant la nécessité de protéger 30% des océans d’ici 2030, avec des zones strictement préservées de toute activité industrielle. Elle souligne également l’importance de limiter la vitesse des navires à dix nœuds afin de réduire les risques de collisions avec les cétacés.
Ainsi, au-delà de l’exploit sportif inachevé, cette traversée visait à attirer l’attention du public sur la fragilité des écosystèmes marins et la nécessité d’agir collectivement pour leur sauvegarde.